Lingots d'or suisse avec Vreneli disposés dans un environnement épuré symbolisant la protection du patrimoine face à l'évolution du franc suisse
Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée reçue, la solidité du Franc Suisse n’est pas une garantie éternelle contre la perte de pouvoir d’achat.

  • Les monnaies fiduciaires, CHF inclus, sont vulnérables aux décisions arbitraires des banques centrales, comme l’a prouvé le choc de 2015.
  • L’or physique offre une liquidité et une propriété tangible supérieures à l’immobilier et aux actifs papier en cas de crise systémique.

Recommandation : Considérez l’or non comme un simple investissement, mais comme une police d’assurance fondamentale pour 5 à 20% de votre patrimoine.

Pour l’épargnant suisse, la situation a de quoi laisser perplexe. D’un côté, une confiance quasi ancestrale dans la solidité du Franc Suisse (CHF), réputé pour être l’un des ultimes remparts contre les tempêtes financières. De l’autre, la réalité implacable d’une inflation qui, même maîtrisée, grignote insidieusement le pouvoir d’achat et la valeur de l’épargne accumulée au fil d’une vie. Face à ce constat, beaucoup se tournent vers les solutions traditionnelles : l’immobilier, perçu comme tangible et sûr, ou les plans de prévoyance comme le 3ème pilier, structurés et encouragés fiscalement.

Ces stratégies ont leur mérite, mais elles reposent toutes sur un postulat fragile : la pérennité de la valeur de la monnaie fiduciaire dans laquelle ces actifs sont libellés. Elles traitent le symptôme – la perte de pouvoir d’achat – sans jamais questionner la maladie : la nature même de la monnaie émise par les banques centrales. Et si la véritable clé n’était pas de chercher un rendement supérieur à l’inflation, mais de détenir une partie de son patrimoine dans un actif qui se situe en dehors du système monétaire lui-même ? Si l’or n’était pas un « investissement » de plus, mais l’unique et véritable « assurance » contre le risque systémique ?

Cet article propose une analyse critique, dans la lignée de l’école autrichienne, pour démontrer pourquoi l’or physique n’est pas une relique barbare mais l’assurance la plus rationnelle contre l’érosion inévitable de la valeur du Franc Suisse. Nous examinerons sa supériorité en termes de liquidité face à l’immobilier, nous déconstruirons le mythe des ETF comme protection ultime, et nous verrons pourquoi l’écosystème helvétique unique offre un avantage stratégique décisif pour mettre en place cette assurance patrimoniale.

Pour vous guider à travers cette réflexion stratégique, nous avons structuré cet article en plusieurs points clés. Ils vous permettront de comprendre les mécanismes fondamentaux qui font de l’or bien plus qu’une simple protection contre l’inflation, mais une véritable police d’assurance pour votre patrimoine.

Or ou Immobilier : quel actif a le mieux résisté aux crises des 30 dernières années ?

La comparaison entre l’or et l’immobilier est un classique de la gestion patrimoniale en Suisse. La « pierre » est souvent perçue comme l’investissement tangible par excellence, rassurant et générateur de revenus potentiels. Il est indéniable que l’immobilier suisse a offert des performances remarquables. Une propriétaire à Lausanne ayant acquis son appartement en 2015 a par exemple constaté une appréciation de sa valeur de 35% à 40% sur la décennie suivante. Cette performance n’est pas un cas isolé, mais reflète une tendance de fond.

Cependant, cette vision omet un facteur critique pour une « assurance » : la liquidité en temps de crise. Un bien immobilier, aussi performant soit-il, est intrinsèquement illiquide. Sa conversion en cash nécessite des mois, un processus administratif lourd (notaire, registre foncier) et des frais conséquents. En cas de crise bancaire ou de gel du marché, cette liquidité devient quasi nulle. L’or physique, au contraire, est l’actif liquide par excellence. Il peut être échangé contre du cash instantanément, partout dans le monde, sans intermédiaire autre qu’un comptoir spécialisé.

Cette différence fondamentale entre « pierre-papier » et métal précieux est cruciale. L’immobilier est un investissement, soumis aux cycles économiques locaux et aux contraintes réglementaires. L’or est une monnaie universelle, hors système, dont la valeur ne dépend d’aucun locataire, d’aucune décision d’urbanisme et d’aucune banque. Le tableau suivant met en lumière ces différences fondamentales dans le contexte suisse.

Cette analyse comparative objective met en évidence les forces et faiblesses de chaque actif dans le contexte réglementaire et fiscal suisse.

Comparaison de la liquidité : Or physique vs Immobilier vs Actions en Suisse
Critère Or physique (Vreneli/Lingots) Immobilier suisse Actions (SIX)
Délai de conversion en cash Immédiat (jour même) 3 à 12 mois T+2 (2 jours ouvrables)
Frais de transaction Spread 2-5% Frais notaire 1-3% + droits de mutation cantonaux Courtage 0,1-0,3%
Fiscalité (résident suisse) Exonéré TVA et plus-values Impôt sur fortune + valeur locative (Eigenmietwert) Plus-values exonérées (investisseur privé)
Liquidité en crise bancaire Très élevée (comptoirs or restent ouverts) Faible (marché gelé) Variable (dépend fermeture SIX)

Comment définir le pourcentage idéal d’or (5%, 10%, 20%) dans votre patrimoine global ?

Une fois admise la nécessité de détenir de l’or, la question du « combien » devient centrale. Les recommandations conventionnelles, souvent issues des grandes institutions bancaires, sont généralement timides. Par exemple, certains spécialistes recommandent de ne pas détenir plus de 5 à 10% d’or dans un portefeuille. Cette vision est logique du point de vue d’un gestionnaire qui considère l’or comme une simple classe d’actifs parmi d’autres, servant à la diversification et à la réduction de la volatilité globale.

Cependant, si l’on adopte la perspective de l’or comme une « police d’assurance » contre la faillite potentielle du système monétaire fiduciaire, ce pourcentage peut et doit être réévalué. Il ne s’agit plus de chercher une performance, mais de déterminer le montant que l’on souhaite voir absolument préservé en cas de scénario extrême. Ce pourcentage devient alors une décision très personnelle, qui dépend de trois facteurs : votre horizon de temps, votre exposition à d’autres actifs illiquides (comme l’immobilier), et votre niveau de confiance dans la pérennité du système financier actuel.

Un jeune cadre très exposé aux marchés actions via ses piliers de prévoyance aura une approche différente d’un retraité dont le patrimoine est majoritairement constitué de rentes et d’un bien immobilier. De même, la fiscalité cantonale peut jouer un rôle : un résident d’un canton à forte pression fiscale pourrait voir dans l’or (exonéré d’impôt sur la plus-value et sur la fortune dans de nombreux cantons) un outil de préservation plus pertinent. Voici quelques profils types pour le contexte suisse :

  • Profil 1 – Jeune cadre à Zurich (30-40 ans) : Avec un 3ème pilier 3a investi en actions, une allocation de 5 à 8% en or constitue une diversification solide et une première assurance long terme.
  • Profil 2 – Famille propriétaire dans le canton de Vaud (40-55 ans) : Face à une forte concentration de patrimoine dans l’immobilier, une part de 10 à 15% en or permet de contrebalancer cette illiquidité et de se couvrir contre l’inflation qui pèse sur le coût de la vie.
  • Profil 3 – Retraité rentier AVS/LPP (65+ ans) : Pour qui la préservation du pouvoir d’achat des rentes est la priorité absolue, une allocation de 15 à 20% en or agit comme une protection ultime contre les risques monétaires et politiques à long terme.
  • Règle cantonale : Les résidents de cantons à forte fiscalité (Genève, Vaud, Bâle-Ville) peuvent justifier une allocation additionnelle de 2 à 5% en or comme protection contre un risque étatique accru.

Vendre de l’or ou des actions : quel actif est le plus rapide à transformer en cash le vendredi soir ?

La liquidité d’un actif se mesure à sa capacité à être converti en cash rapidement, avec un minimum de frais et de friction. C’est un test décisif que beaucoup d’investissements échouent en période de stress. Imaginez un besoin urgent de liquidités un vendredi soir, après la fermeture des marchés. Vos actions cotées à la bourse suisse SIX sont inaccessibles jusqu’au lundi matin, et la transaction ne sera réglée que le mercredi (T+2). Votre bien immobilier ? Inutile d’y penser. Votre or physique, en revanche, est immédiatement mobilisable.

En Suisse, l’écosystème des comptoirs d’or et des banques permet de vendre des lingots ou des pièces comme des Vrenelis et de repartir avec des Francs Suisses en quelques minutes. Cette liquidité instantanée est une caractéristique fondamentale de l’or en tant que monnaie. Elle n’est pas une simple commodité, mais une fonction de survie financière en cas d’imprévu majeur ou de crise de confiance soudaine dans le système bancaire.

Cette facilité est même encadrée par une réglementation conçue pour être fluide. En effet, la réglementation suisse permet d’acheter ou vendre de l’or en espèces sans identification formelle jusqu’à un seuil de CHF 15’000 par transaction. Cette disposition, issue de la Loi sur le blanchiment d’argent (LBA), rend les transactions de montants significatifs à la fois discrètes et extrêmement rapides, renforçant le statut de l’or comme l’actif liquide ultime, accessible 24/7 en dehors des heures de marché traditionnelles.

L’erreur de croire que l’or papier (ETF) vous protège en cas d’effondrement systémique

L’attrait des ETF (Exchange-Traded Funds) sur l’or est compréhensible : ils sont faciles à acheter via un compte-titres, leurs frais sont bas et ils évitent la contrainte du stockage physique. Cependant, c’est là que réside une confusion fondamentale, dangereuse pour quiconque cherche une véritable assurance. La grande majorité des ETF sur l’or ne vous donne pas la propriété d’un métal physique, mais la propriété d’une créance, une promesse de papier dont la valeur dépend de la solidité de multiples intermédiaires (le gestionnaire du fonds, le dépositaire, etc.).

En cas de crise systémique majeure – une faillite bancaire en cascade, un blocage des marchés – cette chaîne de promesses peut se briser. Vous détenez une ligne sur un relevé de compte, pas un lingot dans votre main. C’est l’antithèse d’un actif « hors système ». Cependant, il serait intellectuellement malhonnête de mettre tous les produits dans le même panier. L’écosystème suisse, une fois de plus, se distingue par des produits offrant des garanties supérieures.

Étude de cas : L’exception du ZKB Gold ETF

Le ZKB Gold ETF (symbole ZGLD), géré par la Banque Cantonale de Zurich, est un exemple notable. Ce fonds détient 100% de son actif en or physique, stocké exclusivement dans les coffres de la ZKB à Zurich. Plus important encore, les investisseurs disposent d’un droit de livraison physique explicitement documenté dans le prospectus. Cela signifie qu’ils peuvent exiger la conversion de leurs parts en lingots ou pièces d’or réels. Ce mécanisme, rare dans l’industrie, confère au produit un caractère tangible qui le rapproche de la détention physique. Comme le souligne une analyse financière suisse pointue sur le sujet, ce fonds est de droit suisse et régulé par la FINMA, offrant une ségrégation des actifs en cas d’insolvabilité du gestionnaire.

Cette distinction entre les juridictions et les structures de fonds est cruciale. Comme le rappelle l’analyse de Quantalytics :

Un fonds de droit suisse offre une protection des investisseurs régie par la Loi sur les placements collectifs (LPCC), avec ségrégation des actifs en cas d’insolvabilité du gestionnaire.

– Quantalytics – Analyse financière suisse, Analyse du ZKB ETF Gold

Le tableau suivant résume les différences clés entre les options disponibles pour un investisseur suisse, mettant en lumière pourquoi tous les « ETF Or » ne se valent pas.

ETF Or suisses : comparaison des garanties de livraison physique
ETF TER annuel Stockage physique Livraison physique Juridiction
ZKB Gold ETF (ZGLD) 0,40% 100% Zurich (ZKB) Oui, explicitement documenté Fonds suisse (FINMA)
UBS Gold ETF (CH) 0,23% 100% Suisse Non standard Fonds suisse (FINMA)
iShares Gold (CH) 0,19% 100% Suisse Non standard Fonds suisse (FINMA)
ETF Or irlandais/luxembourgeois 0,15-0,25% Variable (souvent UK/CH) Rarement proposée UCITS (juridiction UE)

Quand acheter : la stratégie du DCA (achats réguliers) pour éviter d’acheter au plus haut

L’une des plus grandes erreurs de l’épargnant est de vouloir « timer » le marché. Tenter d’acheter l’or à son point le plus bas est une quête illusoire qui mène souvent à l’inaction ou, pire, à des achats impulsifs au plus haut, dictés par la panique médiatique. Une approche bien plus rationnelle et sereine, parfaitement alignée avec une vision de long terme, est le DCA (Dollar-Cost Averaging), ou l’investissement programmé.

Le principe est simple : au lieu d’investir une somme importante en une seule fois, vous investissez des montants fixes à intervalles réguliers (mensuels ou trimestriels). Cette méthode permet de lisser le prix d’achat moyen sur la durée. Vous achetez automatiquement plus d’or quand le prix est bas et moins quand il est haut. Cette discipline mécanique élimine le facteur émotionnel – la peur et l’avidité – qui est le pire ennemi de l’investisseur. Pour l’épargnant suisse, cette stratégie peut se matérialiser très concrètement via un plan d’épargne en pièces ou en petits lingots.

Mettre en place un tel plan est à la portée de tous et ne demande qu’un peu d’organisation. L’objectif est de rendre le processus automatique pour ne plus avoir à y penser, transformant l’épargne en or en une habitude, comme un virement permanent sur un compte épargne.

Votre plan d’action pour un DCA en or en Suisse

  1. Définir le montant : Allouez une somme récurrente adaptée à votre budget (par exemple, CHF 500 ou 1’000 par trimestre), correspondant approximativement au coût d’une ou deux pièces de Vreneli 20 francs.
  2. Choisir la fréquence : Optez pour une fréquence mensuelle pour un lissage maximal ou trimestrielle pour réduire les frais de transaction relatifs à l’achat de pièces physiques.
  3. Sélectionner le canal : Choisissez un canal d’achat suisse fiable : banques cantonales (UBS, PostFinance), comptoirs spécialisés (Pro Aurum Suisse), ou plateformes agréées comme Gold Avenue (issue du groupe MKS PAMP).
  4. Automatiser l’approche : Configurez un rappel dans votre agenda ou un ordre bancaire permanent pour vous forcer à la discipline et éviter les biais émotionnels liés aux fluctuations de marché.
  5. Planifier le stockage : Décidez à l’avance de votre solution de stockage sécurisé : coffre-fort à la banque, coffre-fort certifié à domicile, ou l’utilisation de services de stockage proposés par certains vendeurs.

Comment utiliser l’or pour se protéger d’une dévaluation surprise du CHF (cygne noir) ?

Le Franc Suisse est une forteresse monétaire. C’est du moins l’image d’Épinal que beaucoup ont en tête. La réalité est plus complexe. En tant que monnaie fiduciaire, le CHF reste à la merci des décisions de sa banque centrale, la BNS. Et ces décisions peuvent être brutales, imprévisibles et aux conséquences cataclysmiques. L’histoire récente nous en a fourni l’exemple le plus frappant.

Le cygne noir du 15 janvier 2015

Ce jour-là, à 10h30, la Banque Nationale Suisse a annoncé par un simple communiqué l’abandon du taux plancher de 1.20 CHF pour 1 EUR qu’elle défendait depuis 2011. En quelques minutes, la panique s’est emparée des marchés. L’euro a plongé, le Franc s’est apprécié de près de 30% avant de se stabiliser. Les cambistes ont décrit des écrans devenus noirs, sans aucun prix affiché. Les entreprises exportatrices suisses ont vu leur compétitivité s’effondrer instantanément. L’impact financier de cette décision fut considérable, puisque la BNS a enregistré une perte de 30 milliards de francs au premier trimestre 2015. Cet événement, décidé par une poignée de personnes, démontre avec une clarté glaçante qu’aucune monnaie fiduciaire, même le CHF, n’est à l’abri d’un choc politique ou d’une décision arbitraire. Pendant ce chaos, la valeur de l’or, libellée en CHF, s’est envolée, jouant parfaitement son rôle d’assurance contre l’instabilité monétaire.

Cet épisode n’est pas une simple anecdote historique. C’est la preuve tangible que la « valeur » d’une monnaie fiduciaire est une construction politique. L’or, lui, n’a pas de banque centrale. Sa valeur est intrinsèque, reconnue universellement depuis des millénaires. Détenir de l’or physique, c’est posséder une assurance contre ce type de « cygne noir ». C’est un vote de défiance non pas contre le Franc Suisse en particulier, mais contre la prétention de n’importe quel comité à pouvoir garantir la valeur d’un morceau de papier ou d’une ligne de code sur le long terme.


Pourquoi la courbe de prix de 2022 ne se reproduira pas forcément en 2025 ?

Analyser le prix de l’or en Francs Suisses requiert de décomposer son mécanisme. Beaucoup d’épargnants commettent l’erreur de regarder la courbe de l’or en CHF comme un indicateur isolé. Or, sa performance est le résultat d’une équation à deux facteurs principaux : le prix de l’or en dollars américains (USD) et le taux de change entre le dollar et le franc suisse (USD/CHF).

Comme le souligne un guide d’investissement :

Le prix de l’or est déterminé sur les marchés internationaux, notamment lors du fixing de Londres, qui établit une référence mondiale. Les fluctuations entre le franc suisse et d’autres devises, comme le dollar américain ou l’euro, impactent le prix de l’or en Suisse.

– Telexoo – Guide investissement or Suisse, Investir dans l’Or en Suisse : Lingots, pièces, ou ETF ?

Ainsi, une forte hausse du prix de l’or en dollars peut être partiellement ou totalement annulée pour un détenteur suisse si, dans le même temps, le franc suisse s’apprécie fortement face au dollar. Inversement, une stagnation du cours de l’or en USD peut se traduire par une hausse en CHF si le dollar se renforce. C’est pourquoi la performance passée, comme celle de 2022, ne peut être extrapolée. Chaque contexte macroéconomique crée une dynamique différente pour ces deux variables. L’or en CHF est donc une double assurance : contre la perte de valeur de l’or lui-même et contre la perte de valeur du dollar par rapport au franc.

Cette décorrélation partielle avec les autres actifs est un avantage. Alors que l’immobilier suit sa propre logique, avec des prévisions de hausse modérée, l’or obéit à des forces globales. Par exemple, les données du marché immobilier suisse continuent de montrer une appréciation constante mais mesurée. Cette dynamique est très différente des mouvements potentiellement plus amples et rapides du marché de l’or, qui réagit aux tensions géopolitiques et aux politiques monétaires mondiales.

À retenir

  • Le CHF, bien que solide, reste une monnaie fiduciaire vulnérable aux chocs politiques, comme l’a prouvé l’abandon du taux plancher par la BNS en 2015.
  • L’or physique offre une liquidité immédiate et une protection hors-système que ni l’immobilier ni les ETF (sauf exceptions suisses spécifiques) ne peuvent garantir en cas de crise majeure.
  • L’écosystème suisse (raffinage, fiscalité, stockage) offre un avantage unique au monde pour l’acquisition et la conservation d’or physique comme assurance patrimoniale.

Pourquoi acheter de l’or en Francs Suisses est-il différent de l’acheter en Dollars ou Euros ?

Acheter de l’or en Suisse n’est pas une simple transaction. C’est entrer dans l’épicentre mondial de l’or physique. La position de la Suisse dans cet écosystème n’est pas anecdotique, elle est dominante. Un chiffre remarquable illustre cette domination : près de 70% de l’or extrait mondialement transite par la Suisse pour y être raffiné. Cette concentration de savoir-faire et d’infrastructures crée un environnement unique pour l’acheteur.

Cette excellence repose sur un petit nombre d’acteurs dont la réputation est mondiale. Ils garantissent les plus hauts standards de qualité et de traçabilité, un gage de confiance essentiel lorsqu’on manipule un actif de cette valeur.

  • Valcambi (Tessin) : La plus grande raffinerie au monde, capable de traiter jusqu’à 2000 tonnes par an, célèbre pour ses lingots divisibles CombiBar.
  • PAMP Suisse (Tessin) : Membre du groupe MKS PAMP, cette raffinerie est une référence pour ses lingots artistiques et détient le prestigieux statut de « Good Delivery Referee » de la LBMA.
  • Argor-Heraeus (Tessin) : Un autre acteur majeur, produisant des barres d’investissement standards reconnues internationalement.
  • Metalor (Neuchâtel) : Un groupe historique avec une présence mondiale, complétant cet écosystème de pointe.

Comme le résume un expert de l’investissement en Suisse :

La Suisse raffine environ 70% de l’or mondial. Acheter de l’or physique sous forme de lingots ou des célèbres ‘Vrenelis’ suisses est une tradition. Les Ports Francs, notamment celui de Genève, offrent des zones de stockage ultra-sécurisées où les biens peuvent être conservés avec suspension des droits de douane et de la TVA. C’est un outil d’investissement privilégié pour les clients fortunés afin de détenir des actifs tangibles de grande valeur de manière fiscalement avantageuse.

– Expert en investissement, ibani.com

Au-delà du raffinage, la Suisse offre un cadre juridique et fiscal sans équivalent : l’or d’investissement (lingots et pièces reconnues) est totalement exonéré de TVA, un avantage considérable par rapport à de nombreux pays européens. Ajouté à la stabilité politique et à une culture de la discrétion et de la propriété privée, cet ensemble de facteurs fait de l’achat d’or en Francs Suisses, sur le sol helvétique, bien plus qu’une simple conversion de devises. C’est l’acte de placer son épargne au cœur du système le plus sûr et le plus réputé au monde pour la préservation de cet actif ultime.

L’étape suivante n’est pas de spéculer, mais d’auditer objectivement votre patrimoine et de déterminer la part que vous souhaitez réellement assurer contre les incertitudes monétaires futures. Agissez avec méthode et conviction.

Rédigé par Thomas Bernasconi, Ancien banquier privé au sein d'une grande institution zurichoise, Thomas Bernasconi conseille les familles fortunées sur la diversification de leurs actifs. Diplômé en économie de l'Université de Saint-Gall (HSG), il est spécialisé dans la fiscalité des objets d'art et l'investissement en or physique. Il accompagne ses clients dans la transmission intergénérationnelle de collections de valeur.